Malgré leurs efforts constants, certaines personnes voient leur perte de poids ralentir, voire s’arrêter complètement. Cette stagnation, souvent décourageante, s’explique par plusieurs mécanismes.
Métabolisme et adaptations du corps
Le corps humain est programmé pour s’adapter. Lorsque les calories manquent, l’organisme ralentit progressivement son métabolisme pour économiser de l’énergie. Cette adaptation métabolique peut limiter les efforts que le corps peut fournir. Concrètement, le corps brûle moins de calories au repos et optimise son utilisation d’énergie. En résultat, ce qui fonctionnait au début pour perdre du poids (réduction des portions, activité sportive) ne suffit plus après quelques semaines ou quelques mois.
À cela s’ajoute le rôle des hormones, notamment celles qui régulent la faim et la satiété. La perte de poids peut perturber ces signaux, ce qui accroît la sensation de faim et rend les efforts d’amaigrissement plus difficiles à long-terme, même pour les patients ayant réalisé un by-pass gastrique ou une sleeve gastroplastie endoscopique.
Habitudes et erreurs
En plus des mécanismes du corps, certaines habitudes peuvent ralentir la perte de poids sans que l’on s’en rende compte. Les petits écarts répétés, souvent sous-estimés, peuvent combler le déficit calorique global, tout comme une activité sportive irrégulière ou mal adaptée. Le manque de sommeil et le stress jouent également un rôle important. Ils influencent directement les hormones qui régulent l’appétit et le stockage des graisses. Une personne stressée ou fatiguée aura plus de difficultés à perdre du poids, même si elle fait attention à son alimentation.
Certains régimes alimentaires trop restrictifs peuvent être néfastes, car le fait de trop réduire les apports caloriques favorise la frustration, les écarts et, à terme, la reprise de poids ou la stagnation.
L’accompagnement médical
Dans certains cas, la stagnation n’est pas uniquement liée aux habitudes de vie. Des facteurs médicaux peuvent entrer en jeu : déséquilibres hormonaux, prédispositions génétiques ou antécédents de régimes alimentaires répétés ayant perturbé le métabolisme. C’est dans ces cas qu’un accompagnement personnalisé peut faire la différence. Plutôt que de multiplier les tentatives inefficaces, certaines personnes demandent l’aide d’un professionnel incluant un suivi nutritionnel, psychologique et parfois médical.
La chirurgie de sleeve gastrique, par exemple, ne remplace pas les efforts d’amaigrissement, mais elle agit comme une aide supplémentaire en modifiant les mécanismes de faim et de satiété. Elle est généralement envisagée lorsque les méthodes conventionnelles d’amaigrissement ne suffisent plus et que la santé est menacée. Le fait de connaître les causes de la stagnation permet d’ajuster sa stratégie plutôt que de remettre en question sa motivation. La perte de poids n’est pas linéaire et l’approche doit être adaptée au cas par cas.
