Selon les statistiques, un adulte sur huit dans le monde est obèse. Compte tenu de la prévalence croissante de l’obésité, il est important de savoir ce que cela signifie d’être obèse ainsi que les moyens d’y faire face. L’une des façons de mesurer l’obésité est l’IMC : l’indice de masse corporelle. Une personne est en situation d’obésité lorsque son IMC est de 30 ou plus. Cependant, l’IMC n’est pas le seul critère définissant l’obésité. Les médecins doivent également mesurer le tour de taille, la pression artérielle, les taux de lipides et de glucose, les antécédents familiaux, le pourcentage de graisse corporelle et la façon dont la graisse est répartie dans tout le corps d’une personne pour confirmer le diagnostic.
Pour mieux comprendre l’obésité et éviter de se fier aux idées reçues, voici la vérité au sujet de quatre mythes très répandus à son sujet.
Mythe 1 : « L’obésité n’est pas une maladie »
La recherche continue de documenter l’obésité comme une maladie complexe et chronique causée par un excès de graisse dans le corps. Les spécialistes la définissent comme une maladie multi-métabolique et hormonale. De plus en plus de données montrent qu’il s’agit d’une maladie neurométabolique récurrente et continue qui doit être traitée tout au long de la vie : il n’existe pas de solution rapide ou de remède universel.
Chacun a des systèmes hormonaux uniques qui contrôlent la faim, le métabolisme et le stockage des graisses. Pour ceux qui souffrent d’obésité, ces systèmes peuvent être altérés ou dysfonctionnels, ce qui peut entraîner une surcharge de graisse qui augmente le risque de très nombreuses maladies liées à l’obésité.
Mythe 2 : « L’obésité est un choix »
Comme il est indiqué ci-dessus, l’obésité est bel et bien une maladie et non le simple résultat de choix personnels ou d’un manque de volonté. De nombreux facteurs peuvent contribuer à l’obésité :
- Génétique : On pense qu’une prédisposition génétique peut conduire à l’obésité (au moins 15 gènes pouvant influencer sur la maladie ont été découverts).
- Médicaments : Certains médicaments peuvent provoquer la prise de poids en perturbant les signaux chimiques vers le cerveau signalant la faim. Parmi ces médicaments, on compte des antidépresseurs, des antipsychotiques, des contraceptifs, les bêta-bloquants, les glucocorticoïdes et l’insuline.
- Problèmes de santé : Le syndrome métabolique ou le syndrome des ovaires polykystiques par exemple.
- Stress : L’activité du cerveau peut être affectée par le stress et amener le corps à produire des hormones, comme le cortisol (l’hormone du stress), qui donne envie de manger plus ou lorsque l’on a pas réellement faim, ce qui risque de faire stocker plus de graisse dans le corps.
- Manque de sommeil : Des études ont montré que le fait de dormir moins de sept heures chaque nuit régulièrement peut également déclencher les hormones qui activent la faim.
