Mais comment l’obésité contribue-t-elle à l’apparition des cancers ?

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Mais comment l’obésité contribue-t-elle à l’apparition des cancers ?

Quelle est la relation entre l’obésité et le cancer du sein ?

obesite-cancer-sein-sante-surpoids-etudeDe nombreuses études ont montré que le surpoids et l’obésité sont liés à une augmentation modérée du risque d’apparition du cancer du sein post-ménopause. Ce risque accru est observé principalement chez des femmes n’ayant jamais eu recours à un traitement hormonal de la ménopause.

La relation entre l’obésité et le cancer du sein peut être affectée par la période durant laquelle la femme prend du poids. La prise de poids à l’âge adulte, la plus souvent entre 18 et 60 ans, a depuis longtemps été associée au cancer du sein après la ménopause.

Le risque augmenté de cancer serait dû à un taux d’œstrogènes plus important chez les femmes obèses. Après la ménopause, lorsque les ovaires cessent de produire des hormones, les tissus graisseux deviennent la source la plus importante d’œstrogènes. Du fait que les femmes obèses ont plus de tissus adipeux, leur taux d’œstrogène est plus élevé, ce qui mène potentiellement à une accélération de la croissance de tumeurs des seins. Cette relation qui existe entre l’obésité et le cancer du sein peut aussi varier en fonction de l’ethnicité de la personne, en effet les femmes hispaniques et africaines sont moins concernées par le problème que les femmes caucasiennes.

Quelle est la relation entre l’obésité et le cancer de l’endomètre ?

Les femmes obèses ou en surpoids ont deux à quatre fois plus de chances de développer cette maladie que les femmes ayant un poids normal, quel que soit l’état de la ménopause. De nombreuses études ont aussi fait remarquer que le risque de cancer de l’endomètre augmentait avec la prise de poids à l’âge adulte, en particulier parmi les femmes qui n’ont jamais eu recours à un traitement hormonal de la ménopause.

Bien que l’origine de cette relation ne soit pas déterminée avec certitude, tout mène à penser qu’une combinaison entre le diabète et un faible niveau d’activité physique joue son rôle, il en va une nouvelle fois de même pour les œstrogènes produits par les tissus adipeux.